Décembre 2015 : Le mot du directeur pour Noël

En ce Noël 2014, le parallèle entre la naissance de Jésus et celle du cours St-Martin s’impose à moi. Mettons-nous à la place de Marie et Joseph, rejetés de partout, ne trouvant aucun lieu pour l’accouchement. Combien l’angoisse a dû leur serrer le cœur. Imaginons notre propre enfant naissant dans la poussière, les toiles d’araignées et la bouse ! Dans le plus grand dénuement, la Vie et l’Amour ont trouvé un chemin. Dans l’adversité, Jésus a prospéré et donné Ses fruits.

Le cours St Martin  est né voilà un an et demi. Il demeure encore très fragile. Manquant de moyens, le dénuement est grand ; cependant plus grands encore la vie et l’amour que nous portons à nos enfants. Rappelons les motivations qui  en sont à l’origine :

Fonder la vie sur le Christ. C’est l’assurance d’une éducation basée sur la Vérité et l’Amour. Ainsi la proposition quotidienne de la prière à l’école pourra-t-elle offrir l’occasion d’une vraie rencontre avec notre Père, aujourd’hui ou demain. La morale est essentielle mais ne suffit pas, il faut l’habiter.

Transmettre notre culture familiale, chrétienne, française. En effet, « la culture nous transforme, non pour nous faire devenir autres, mais pour nous conduire à nous-mêmes, pour nous augmenter de nos propres capacités et nous faire reconnaître ce que nous sommes. » (1) Ainsi l’acquisition des outils d’accès à la culture est notre souci permanent ; orthographe, grammaire, histoire, latin…

S’appuyer sur des méthodes fiables, ayant fait leurs preuves. Depuis cinquante ans, les expérimentations pédagogiques se succèdent, s’appuyant trop souvent sur des présupposés idéologiques, bien éloignés du réel. Nos enfants « ne peuvent pas être des cobayes ! » (2)  Ayons l’ambition de la rigueur de l’analyse, passage obligé vers un véritable esprit critique libéré de la pensée unique, médiatique et consumériste actuelle. Rejetons ces méthodes qui privilégient la séduction aux dépens du fond. La médiocrité génère l’ennui et la paresse.

Impliquer les parents. Car « par le fait qu’ils ont donné la vie à leurs enfants, les parents jouissent du droit originaire, primordial et inaliénable de les éduquer. Ils doivent être reconnus comme les premiers et principaux éducateurs – généralement aussi les plus appropriés – de leurs enfants. » (3) Rejetons donc l’arrière-fond révolutionnaire de l’état français : « Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents. »  (4)  « Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l'État.» (5) Au contraire, nous avons besoin de vous, parents, et de votre soutien. Le Cours St-Martin ne vivra que grâce à votre générosité, de cœur, de temps et d’argent.

En guise de conclusion, je laisse la parole au Pape François. « Nous nous posons la question : quel monde allons-nous léguer à nos enfants ? La véritable question est : quels enfants allons-nous léguer au monde ? »

Laurent Giovaninetti, directeur

 

1 . François-Xavier Bellamy, Les deshérités ou l’urgence de transmettre, 2014.

2.  Pape François au BICE le 11 avril 2014.

3 . "La famille, un bien pour l’humanité"Déclaration de Trente, 1er forum catholico-orthodoxe, 11-14 décembre 2008.

4 . Danton devant la convention le 22 frimaire an II.

5 . Laurence Rossignol sénatrice PS, sur France 2 le 5 avril 2013.