L'arbre et la feuille

Rédaction de Jonathan, élève en 6ème

« -Je suis belle dit la feuille,

Toi tu n’es qu’un arbre », dit-elle au cyprès.

Mais l’arbre la regardait d’un mauvais œil

Et il était agacé :

« -Tu n’as, fit-il, rien dans l’âme car tu t’apprêtes

À me reprocher ma beauté et à te vanter,

Et cela ne réjouit pas l’ « hêtre.»

Notre duchesse frémit, vexée.

Mais n’en tint pas compte.

« J’ai déjà fait, commença la magnifique,

Une inoubliable rencontre

Entièrement  magique

Avec  les hippopotames roses et les éléphants volants !

Mais le conifère lui reprochant son savoir sur tous les continents,

Le visage de l’autre noircit (ce qui est bien le comble d’une feuille !)                                                                                   

Et elle sut qu’elle tomberait.

Alors, pour ne pas paraître intimidée, elle rétorqua, bien décidée :

«-Je suis la seule sur terre pour connaître

Les choses du monde comme celles que je vous ai citées,

Car outre ma beauté, j’arrive à voler. »

Alors, pour le prouver, elle se laissa tomber,

Se mit à tournoyer, à virevolter, et à planer.

Puis elle commençait à s’éloigner, emportée par sa gaieté.

Mais traître cyprès savait ce qui allait lui arriver,

Car l’inconsciente ne voyait jamais le monde de près.

Celle-ci, continuant de s’aventurer,

Ne pouvait que s’en lasser.

Car elle n’aperçut que haine, violence et méchanceté.

C’est alors qu’elle vit un ruisselet,

« Houx » elle se laissa couler,

Car elle ne savait pas nager

Elle était « cyprès » d’une mort certaine, « noyer »,

Lorsqu’elle fut « pécher », essorée.

On la « pin », on la fit encadrer.

De son côté, traître cyprès sourit,

Du sien, prête à s’abandonner à son sort,

La pauvre feuille rougit,

En signe de mort.

La seule leçon à retenir de cette histoire,

Vous le savez bien,

Est que tous les gens vantards

N’iront pas bien loin.